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Madame Morgane de Bellecour, Baronne lorraine

Publié le par Audeline de Bellecour

Madame Morgane de Bellecour, Baronne lorraine

Bonjour à tous,

Je vous présente ici mon personnage de Mme de Bellecour, Baronne lorraine inspirée du personnage historique Mme de Saint Baslemont, connue aussi comme l'Amazone Chrétienne.

Alberte-Barbe d'Ernécourt, née le 14 mai 1607, est la fille de Simon d'Ernécourt et de Marguerite Housse de Watronville.

En 1623, à seize ans, son père la marie à Jean-Jacques de Haraucourt, seigneur de Saint-Baslemont, de très ancienne noblesse mais ruiné. On leur connait deux enfants :

un fils mort à 14 ans en 1644 ;
une fille, Marie-Claude, épouse en 1646 Louis des Armoises, seigneur de Jaulny et de Commercy.
Tandis que son mari combat en Allemagne aux côtés du duc de Lorraine, Charles IV, elle réside sur ses terres de Neuville-en-Verdunois.

Portant vêtement d'homme, et mettant à profit les connaissances militaires que son père lui avait apprises, elle va protéger ses gens contre la soldatesque de tous pays (notamment française et suédoise) qui ravage la Lorraine. Elle veillera aussi sur le sanctuaire de Notre-Dame-de-Benoite-Vaux, allant jusqu'à mettre en sécurité chez elle la statue vénérée de la Vierge. Escortant également les convois qui ravitaillent la place de Verdun, son courage impressionne les officiers ennemis français qui la font peindre par Claude Deruet.

En 1644, la peste emporte son fils de quatorze ans et son mari est tué au combat.

En 1646, sa fille et héritière, Marie-Claude d'Haraucourt, épouse Louis des Armoises, seigneur de Jaulny et de Commercy.

Femme aux ressources étendues, la guerre ne l'empêche pas d'écrire des tragédies religieuses.

Elle vieillit alors que la Lorraine des Trois-Évêchés est livrée au rude gouvernement de l'occupant français gouverné par La Ferté-Sénectère. Tous ses biens sont réquisitionnés et sa maison occupée. Malade, elle entre chez les Clarisses de Bar-le-Duc et revient mourir chez elle le 22 mai 1660 à 53 ans.

Son tombeau est encore visible de nos jours dans l'église de Neuville-en-Verdunois.

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Le change

Publié le par Audeline de Bellecour

Voici l'atelier que je présente lors de prestation d'animation

 


En tant que messin nous connaissons tous la place St Louis. Par contre nous connaissons moins son utilisation au Moyen âge et surtout sa grande importance durant le XIVème siècle. On peut encore admirer les arcades et les bans de pierre. C’est ici que les bourgeois, marchands, venaient à la rencontre des changeurs. Pourquoi ce métier aujourd’hui disparu (mais pas tant que ça) était important dans la vie quotidienne mais aussi pour l’économie de la République.

 

300px-Place St Louis Metz 1

Place Saint Louis à Metz (57)

 

Aujourd’hui nous connaissons tous l’euro, le dollar, la livre sterling, mais durant le moyen âge cette oligarchie monétaire est totalement inconnue. Le moyen âge c’est mille ans, de la chute de l’empire romain en 476 à la découverte des Amériques par Christophe Colomb en 1492.
Durant toute cette période quasiment chaque région voire certaines grandes villes frappent monnaies. Il faut donc des « spécialistes » qui maitrisent cette multitude.

1. La fabrication de la monnaie

Comme dans quasiment tous les métiers médiévaux, le principe est le découpage des taches. Vous avez donc un maitre qui possède son atelier. Il obtient sa charge du pouvoir comme l’échevin à Metz. Selon l’ordonnance éditée qui stipule les conditions de frappe, la valeur de la monnaie, une certaine quantité de monnaie est mise en circulation. Le métal utilisé est de l’argent avec un très faible pourcentage d’alliage. 

 
Quand on songe que l'art de la gravure en relief et en creux sur les métaux atteignit de bonne heure la perfection, on est étonné de la lenteur avec laquelle se sont développés les procédés de la fabrication des monnaies. Autrefois les monnaies étaient frappées par le marteau, tantôt à froid, tantôt à chaud, et il en a été ainsi jusqu'à la seconde moitié du XVIe siècle. Après avoir fait subir aux matières d'or et d'argent l'alliage légal, on les fondait et on les coulait en lames, qui étaient ensuite recuites pour être étendues sur l'enclume. Quand les lames avaient à peu près l'épaisseur des espèces à fabriquer, on les coupait en morceaux à peu près de la grandeur des espèces, ce qu'on appelait couper quarreaux. Les quarreaux réduits au volume des espèces prenaient le nom de flaons. Pour marquer l'empreinte légale sur les deux côtés du flaon, on se servait de deux poinçons appelés coins ou quarrés. L'un était la pile; c'est celui sur lequel était gravé l'écusson : l'autre, qui portait la croix ou l'effigie du roi, s'appelait le trousseau. Le flaon étant posé sur la pile, on mettait le trousseau sur le flaon : d'une main on pressait la pièce entre la pile et le trousseau, de l'autre on donnait trois ou quatre coups de maillet de fer sur le trousseau, et ainsi le flaon se trouvait monnayé dos deux côtés. Ce terme de pile venait de ce que la pile est frap pée, pilée sous le trousseau, et celui de trousseau, de ce qu'on tenait et troussait ce coin de la main. pieces2

 

Le monnayage comprend les opérations suivantes :

1° la fonte des métaux; 

2° l'essai de l'alliage, pour vérifier s'il est au titre convenable; 

3° le laminage des lingots obtenus par la fonte; 

4° le découpage des flans à l'aide d'un emporte-pièce mécanique; 

5° le frappage des pièces à l'aide des coins et du balancier. 





2. Historique de la monnaie
La France se dota d’un système monétaire plutôt complexe mais étonnamment durable.
Le denier, subdivision principale de la monnaie « ancienne » existe depuis le IIIème siècle av J-C. C’est cependant charlemagne en 781 qui mis en place les « douzaines » de deniers. Ainsi, on se retrouve avec cette subdivision.


 Une livre vaut 20 sous ou 240 deniers. Un sou égale 12 deniers.
Les Anglais jusqu'en 1971 avaient exactement les mêmes subdivisions.


La monnaie est le reflet des fluctuations politiques et économiques. Ainsi jusqu’au XIIème siècle, le Roy de France n’est pas assez puissant pour imposer sa monnaie. Les Ducs frappent monnaies. Les villes franches aussi.
Ainsi C’est Philipe Auguste (1180-1223) qui met en place les deux grandes monnaies qui auront cours jusqu'à la fin de l’ancien régime.

 

denier-parisis-ph
            Le denier parisis



Denier tournois philippe 3
Le denier tournois


A Metz, l’échevin fourni les chartes aux différents acteurs de la vie économique dont le maitre de frappe et le changeur. Tout est réglementé, du poids en argent fin (à 23 grains comme l’or peut être à 23 carats), à la « taille » de la monnaie (deniers, gros ou oboles).

3. Le métier de changeurs.

Lors d’une foire donné sur Metz ou les environs, de nombreux marchands arrivent aves leurs monnaies mais qui n’ont pas toujours cours dans notre république. Mon travail est donc de convertir celle-ci et de la remplacer par des deniers messins. Cependant les transactions monétaires ne sont pas évidentes. Il faut compter l’argent. Le changeur a donc à sa disposition de nombreux outils.

Les tables à calculer

Quoi de plus pratique qu’un système qui me permette de calculer des sommes importantes mais aussi de manipuler les chiffres par diverses opérations. Le plus simple serait d’utiliser ses doigts mais la limite se fait vite ressentir. Il existe aussi un système de bâton ou on peut faire des encoches à chaque unité mais là aussi la limite va vite être atteinte à moins d’avoir à sa disposition une forêt entière. Un système simple est donc mis en place. Le principe est de tracé des lignes avec un système d’unité. On y place des cailloux ou des jetons. Selon la disposition de chaque jeton vous avez un chiffre qui apparaît. C’est aussi le principe du boulier chinois.

méreaux à abaques
Méreau ou jeton, pièce sans valeur réelle mais qui est utilisé pour les abaques ou comme « ticket »

 



Vous avez ici la représentation d’un abaque à ligne. Les lignes représentent les unités afin de faciliter le calcul.
Avec ce système les aditions, soustractions et autres deviennent un jeu d’enfant. Cependant, l’arithmétique évolue et les chiffres dit arabe sont connu en Europe depuis le Xème siècle. C’est surtout un certain Fibonacci qui va les mettre en avant et tous les lettrés vont progressivement passé au calcul écrit.

  Un couple de bourgeois faisant des calculs à l’aide de chiffre arabe.

 

abaque + calcul ecrit
L’autre système de calcul est l’abaque à bande. Celui à la particularité d’avoir une subdivision selon la monnaie usité.

 

 

changeur

 

La balance à trébuchet

 

jaques-balanc-a-geneve-1750-balance-trebuchet.jpg

 

Pile dite de charlemagne

 

piledecharlemagne 1460 - 1510

 

 


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Le calcul

Publié le par Audeline de Bellecour

Le calcul

 

 

            En latin, le mot calcul se dit « calculus » qui veut dire cailloux. Rien d'étonnant donc que la méthode la plus simple soit d'utiliser de simples cailloux. En effet cette technique est déjà utilisée par les Grecs. On trouve aussi l'utilisation de bâtons à encoche pour compter le bétail sur le même principe que nous utilisons aujourd'hui avec quatre bâtonnets et un autre à l'horizontale pour faire des groupes de cinq. Il est donc intéressant de voir comment nos ancêtres du XIVème siècle appréhendaient les chiffres et comment ils comptaient ?

            Mais justement en parlant de chiffre, l'utilisation la plus fréquente pour notre période est celle des chiffres romains bien que les chiffres arabes - leurs apparitions en Europe date du Xème siècle avec une forte influence suite aux croisades entre 1098 et 1270- commencent à être utilisés dans le calcul par les plus lettrés.

 

            Nous trouvons donc comme symbolique pour les chiffres romains et arabes ceci :

Chiffre romain                                                             Chiffre arabe

            I                                                                                             1

            V                                                                                           5

            X                                                                                           10

            L                                                                                            50

            C                                                                                           100

            D                                                                                           500

            M                                                                                           1000


            Cependant, l'utilisation des chiffres s'accompagne d'autres « techniques » pour faciliter les opérations. En effet, le commerce a influencé le besoin de recourir à des méthodes de calcul plus rapide et surtout pour des sommes plus importantes. Dans la continuité des romains et des grecs, toutes personnes ayant besoin de recourir à l'adition, à la soustraction, voire même à la multiplication et la division, utilisaient des jetons pour compter sur un abaque ou une table à calculer.



Afin de bien commencer je vais vous fournir quelques définitions extraites du livre d'Alain Scharlïng, Compté avec des jetons, aux éditions des Presses Polytechniques et Universitaires Romandes.


  • Le jeton est une pièce de métal ronde, de 20 à 40 millimètres de diamètres, ressemblant à une pièce de monnaies mais ne comportant pas d'indication de valeur.
  • L'abaque à lignes, destinés au calcul, et qui fait de la table qui le porte une table à calculer.
  • L'abaque à bandes, destinés au compte en monnaie, qui fait de sa table une table à compte.
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Une maison pas comme les autres

Publié le par Audeline de Bellecour

En l’an de grâce 2013 par le premier jour du mois de mai.

J’ai été invitée par une toute jeune association L’atelier des Citains, pour donner vie à la maison de la Dîme à Rettel (57). Cette maison, à la façade de pierre qui a conservé sa structure intérieure à pan de bois, a été construite au XVe siècle et aurait appartenu à des bateliers sur la Moselle. Elle a ensuite fait partie des biens d’un couvent avant d’appartenir à des particuliers. C’est en 1986 que la municipalité fit son acquisition et la restaura progressivement, avec le concours de l’association des Amis de la Maison de la Dîme. 

 Vous pouvez retrouver un article sur la première édition de cet évènement via le blog de L'atelier de Mathilde.

        C’était aussi l’occasion de mettre en situation le nouvel élément de mon atelier : une table de compte. Ce meuble permet au changeur d'éffectuer ses comptes grace aux abaques.  Voici quelques sources : 

changeur

 

abaque + calcul ecrit

Elles sont relativement tardive par rapport à ma période de prédilection car en effet nous avons un manque de sources iconographiques et de pièces d'époques. 

 

P1010112

 

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P1010187

 

P1010258

 

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Les journée du Patrimoine à Metz

Publié le par Audeline de Bellecour

Venez nombreux à l'exposition mis en place par l'association Historia Metensis à parit du 12 septembre 2013. Ils seront présent au Cloître des Récollets pour les Journées Européennes du PAtrimoine le 14 et 15 septembre et je serai aussi présente. 

Publié dans Prestation

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Le prêt et l'usure

Publié le par Audeline de Bellecour

Résumé et extrait de Le Moyen Age et l’argent, de Jacques LE GOFF, édition Perrin

 

Lors d’une prestation, un ami a écouté ma présentation de mon atelier sur le change. Il m’a demandé pourquoi les lombards, fort réputé dans le métier du change, pouvaient pratiquer l’usure alors que je mets en avant le fait que cette pratique est condamnée par l’église.

En effet dans mon exposé j’aborde ce passage en prenant appui sur l’ouvrage de Jacques Le Goff Le Moyen Âge et l’argent :  « Les usuriers pèchent contre nature en voulant faire engendrer de l’argent par l’argent comme un cheval par un cheval ou un mulet par un mulet. De plus, les usuriers sont des voleurs car ils vendent le temps qui ne leur appartient pas et vendre un bien étranger malgré son possesseur, c’est un vol. En outre, comme ils ne vendent rien d’autres que l’attente de l’argent, c’est-à-dire le temps, ils vendent des jours et de nuits. Mais le jour c’est le temps de la clarté et la nuit le temps du repos. Par conséquent ils vendent la lumière et le repos. Il n’est donc pas juste qu’ils aient la lumière et le repos éternels. » (Mr Le Goff cite que cet extrait vient du manuscrit BN Paris, Ms latin 13472,f.vb)

L’usurier est donc condamné à la damnation éternelle, point de salut. Sa seule possibilité d’échapper à l’enfer, c’est la restitution de ce qu’il a gagné par prise d’intérêt. La meilleure solution est bien sûr de le faire de son vivant mais il peut aussi le faire en le précisant dans son testament et sera donc à la charge de ses héritiers. Cependant le prêt à intérêt se voit progressivement justifié par l’église sous certaines conditions. « Cette réhabilitation est justifiée par le désir des usuriers de rester bons chrétiens et d’une autre part de l’Eglise de sauver même les pires pécheurs. » Cet aspect est fortement lié, aux cours du XIIIe siècle, par la diffusion de l’argent. Comme tous pécheurs, l’usurier peut échapper à l’enfer quand il a suffisamment expié ses fautes au Purgatoire pendant une durée proportionnelle au nombre et à la gravité de ceux-ci. Le supplicié subi alors un certain nombre de tortures de caractère infernal.

L’Eglise rend possible l’usure du fait de l’évolution de la société. La majorité des prêts est dû à l’endettement des paysans au pouvoir monétaire limité, qui voient la transformation de nombreuses redevances en nature en redevances en argent. Ainsi, l’évolution des règles sur l’usure est en lien direct avec l’évolution des marchands. L’Eglise et les seigneurs qui protègent les marchands, ils leur incombent donc de justifier cette attitude.

Il y aussi une autre justification par la récompense du travail. « Les scolastiques du XIIIe élaborèrent des principes légitimant pour un prêteur l’exigence et la réception d’une récompense financière liée à l’importance de l’argent prêté, l’intérêt. La première justification qui du marchand s’étendit au prêteur fut celle du risque encouru par celui-ci. »

 Cet article qui prend appui sur l’ouvrage de Jacques Le Goff, n’est qu’un aperçu de la vision au Moyen Âge sur la pratique de l’usure et donc « sa légitimité émergea lentement et difficilement, car de lourdes condamnations  et l’évocation de l’enfer promis à l’usurier continuèrent à exister assez largement au XIIIè. ». Enfin, et pour les personnes que cela intéresse, nous signalons que Jacques Le Goff a consacré un ouvrage sur le sujet : La Bourse et la Vie.

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La saison commence

Publié le par Audeline de Bellecour

Le soleil fait péniblement son entrée dans notre ciel. Cela nous ne retiens pas pour commencer la saison.

 

                              parc-carisiolas.jpg

Carisiolas c'est un village médiéval bâti en torchis au coeur de la forêt avec pour seuls voisins les animaux...
Au détour d'un chemin vous rencontrerez peut-être Océan, l'âne du parc, ou un troupeau d'oies en liberté.
Vous pourrez observer les habitants du village en plein labeur, ici le jardinier, là le talmelier, celui-ci fabrique sa maison en torchis. Allez à leur rencontre, ils vous expliqueront ce qu'ils font.
Je vais mettre aussi toutes les dates sur lesquelles je vais participer


Publié dans Prestation

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Au milieu des livres

Publié le par Audeline de Bellecour

Mes chers lecteurs,

Je me suis bien rendu aux archives municipales de Metz. J'adore l'ambiance feutrée des bibliothèque. Il a d'abord fallu que je n'appropria le lieu.

J'ai déjà fais une première recherche dans les archives fiscales. Cela n'a rien donné. J'ai pourtant eu l'occasion de parcourir des registres de la fin du XVéme siècle avec gants blancs oblige. J'avoue avoir eu beaucoup d'émotion car certains de ces registres sont reliés avec des documents plus ancien.

Je ne peux malheureusement  vous fournir aucune photo car c'est interdit à la reproduction.

Je vous tiendrais informé de mes éventuelles découvertes.

 

 

 

 

Demain j'ai prévu d'aller au archive municipal de Metz. J'espère trouver mon bonheur. 

 

En effet depuis pas mal de temps je cherche des informations sur les livres de comptes et sur les lettres de change. J'ai trouvé quelques exemples de livres de compte donc j'ai une idée assez précise de leur aspect (outre la relire bien sur). 

Un livre de compte est nécessaire au changeur afin de "lister" tous les types de pièces qu'il rencontre, c'est une sorte de dictionnaire en quelque sorte.

 

Je rencontre beaucoup plus de difficultés pour les lettres de change. Est-ce que quelques exemplaires nous sont parvenus? 

 

Donc mes chers lecteurs, si jamais vous avez des informations sur ce sujet je suis largement preneuse.

 

Merci bien à vous 

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Un peu d'histoire

Publié le par Audeline de Bellecour

J'ai envie de vous faire partager les lieux que je visite lors des prestations aux quelles je participe.

 

Le chateau d'herbeumont

 

http://idata.over-blog.com/0/23/09/69/chateau/-belgique/Herbeumont/Herbeumont-01.jpg

 

http://chateau.over-blog.net/article-24101621.html

 

Le château d'Herbeumont, appelé parfois Tombeau du Chevalier, est l'un des plus impressionnants sites belges relevant du Patrimoine majeur de Wallonie. Ses ruines ont été rénovées en 2010 et offrent depuis au visiteur « le vrai visage d'une fortification du XIIIe siècle »1.

Son assise naturelle est une élévation de schiste en forme de butte ou de tumulus mais dans des proportions énormes, planté au milieu de la vallée. Le château construit au-dessus contrôlait la Semois en un lieu où les routes sont parallèles dans un espace étroit. Deux voies venant de France pour gagner Neufchâteau s'y rencontrent : l'une va de Sedan par Bouillon et le Gué des Manhelles, l'autre part de Carignan (anciennement appelée Yvois), par le Gué du Moulin. Le château est construit au sommet d'une colline élevée et dont les flancs sont à pic dominant la rivière de plus de 100 m de même qu'Herbeumont vers le nord. La nature - crête rocheuse escarpée - n'était pas adaptée à une telle construction. On l'aplanit et un plateau fut ainsi élargi au sommet. Les travaux ont été réalisés assez étonnamment en une seule étape. Le plan primitif de la forteresse médiévale est un trapèze irrégulier avec sept tours parmi lesquelles le puissant donjon, une vaste cour entourée de courtines. Le chemin abrupt pour y parvenir, le donjon et les tours qui encerclent l'entrée de l'édifice, rendaient sa prise difficile.

La forteresse s'adapta aux temps et notamment à l'artillerie dès le XVIe siècle avec des travaux permettant de contrer toute tentative de sape. Mais elle fut cependant abandonnée au milieu du XVIIe siècle et démantelée en 1657 par les troupes de Louis XIV.

 


 

Le château de Reinhardstein

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d1/Robertville_-_Ch%C3%A2teau_de_Reinhardstein.jpg

Histoire
C’est en 1354 que Wenceslas de Luxembourg accorde à Renaud de Waimes l’autorisation de construire un château à cet endroit.
À cause de l’extinction de la famille de Waimes, le château passe successivement aux mains des Zivelle, des Brandscheid puis des Nassau.
En 1550, suite au mariage d’Anne de Nassau et de Guillaume de Metternich, Reinhardstein devient la propriété de cette importante famille rhénane, qui l’occupera jusqu’à la Révolution Française.
En 1812, Le comte de Metternich, père du futur président du congrès de Vienne, vend la construction à un démolisseur. Laissée à l’abandon, elle se dégrade fortement au fil du temps.
En 1965, le professeur Overloop découvre le château en ruine presque par  hasard et selon ses propres termes, ce fut le coup de foudre. Il ne lui fallut pas moins de dix-huit mois, aidé de quelques passionnés et s’appuyant sur le savoir-faire des artisans locaux, pour relever Reinhardstein.

Architecture
Cette construction, à l’image d’un château type de l’Eiffel, est la seule existant dans notre pays. Elle n’a donc que fort peu d’éléments communs avec d’autres châteaux que l’on peut trouver en Belgique.
Le visiteur peut se rendre aisément compte de l’efficacité de ce travail en s’imprégnant de l’atmosphère qui se dégage de la construction actuelle. Jamais sans doute un château résultant d’une aussi complète reconstruction n’a paru aussi peu… reconstruit !
Le château, dans son état actuel, comprend une importante bâtisse de forme irrégulièrement arrondie, dont la toiture change ses lignes au gré des contours tantôt courbes, tantôt tirés au cordeau. Elle abrite notamment une salle des gardes et une chapelle considérée par certains comme une des plus belles que comptent les châteaux de ce type.
Prolongeant cette construction, se dresse à l’extrémité le Pallas, corps de logis à deux niveaux. La salle des chevaliers est accessible via un escalier descendant de la salle des gardes. L’étage est divisé par des cloisons à colombages et des portes du XVIIe siècle, présente diverses pièces d’habitation dont le petit salon, la salle à manger et la salle du Conseil.
Un passage relie ce corps de logis au donjon, remarquable construction qui comporte cinq niveaux. Ce dernier est partiellement ouvert au public et abrite entre autres, la bibliothèque et la salle des archives.
Il convient d’attirer l’attention du visiteur sur l’existence d’une cour intérieure à laquelle on accède par un escalier aux marches très irrégulières taillées à même le roc, de facture très ancienne. Cet espace délimite un petit jardin nous qui conduit au sud vers la tour Salamandre.

Patrimoine
Comme le visiteur pourra s’en rendre compte au cours de la visite, les diverses parties du château abritent de superbes collections de meubles, de tapisseries, d’armures, d’armes ainsi que plusieurs statues de haute époque. Il faut encore ajouter à tous ces objets une merveilleuse crèche, dont les personnages grandeur nature sont en bois polychrome et articulés.

 

http://www.evaway.fr/s3/evawayus/photos/original/DE/DE-9F-A4-E1-8E-BC-9B-1B-2D-65-32-B4-EF-05-D6-5C-23-FF-DC-D3.jpg  http://static.skynetblogs.be/media/145220/dyn001_original_800_536_pjpeg__33098f6435652e4b26e0b4b7f382585a.jpg

 

http://rolandardennesphotos.skynetblogs.be/archive/2009/08/08/chateau-de-reinhardstein.html

http://www.lameuse.be/461792/article/regions/verviers/2012-07-15/waimes-premier-week-end-medieval-au-chateau-de-reinhardstein

 

 

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Les batisseurs de cathédrale

Publié le par Audeline de Bellecour

 

Le défi des bâtisseurs

Ce film en 3D raconte l’histoire des fameux maîtres d’œuvres qui ont édifié la Cathédrale de Strasbourg

Le film raconte l’histoire de ces fameux maîtres d’œuvres qui, travaillant dans toute l’Europe sur différents chantiers, ont contribué à édifier l’un des joyaux de l’architecture gothique et le plus haut monument de la Chrétienté jusqu’au 19ème Siècle : la Cathédrale de Strasbourg. Pour raconter cette grande aventure humaine, ce docu-fiction combine à la fois enquête, reconstitutions historiques, entretiens et images de synthèse. L’enquête est menée auprès d’historiens et de spécialistes contemporains, mais aussi dans le passé, en allant interroger les maîtres d’œuvre qui ont participé à la construction de l’édifice. Ces architectes, dont Erwin de Steinbach est le représentant le plus célèbre, sont incarnés par des comédiens dans des séquences de fiction. À travers eux, se révèlent les secrets de fabrication de cette prouesse architecturale, mais aussi la vie des maîtres d’œuvres, l’organisation sociale du chantier, le jeu des influences et le rayonnement européen du projet, enfin le contexte politico-religieux dans lequel il se développe. Documentaire-fiction de 90' en 3D Relief. Sortie décembre 2012 Réalisation : Marc Jampolsky

 

Voici les dernières images disponibles.

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez m'apercevoir dans la scène à l'intérieur de la cathédrale

 

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