Morgane de Bellecour

Ici tout ce qui concerne le XVII ème, la guerre de trente ans

 

  • Les gravures d'Abraham Bosse et les édits du Roy

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                                                           Le Courtisan suivant le dernier édit, eau forte 1637

 

Plusieurs édits ou ordonnances de Louis XIII ont tenté d'imposer aux hommes et aux femmes des vêtements plus sobres. Citons l'"Ordonnance du Roy pour reprimer le luxe et superfluité qui se voient dans les habits et ornements d'iceux" du 6 février 1620, la "Declaration du Roy portant reformation des habits et deffenses de porter passements d'or et d'argent et toutes sortes de dentelles de fil et point coupé" publiée le 29 décembre 1629 et l'ordonnance qui défendait aux sujets "de porter sur leur chemise, coulets, manchettes, coiffe et sur autre linge aucune découpure et broderie de fil d'or et d'argent, passements, dentelles, points coupés, manufacturés, tant de dedans que dehors le royaume" du 18 novembre 1633. Sans doute ces prescriptions n'étaient-elles guère respectées puisqu'il fallait les répéter régulièrement. Bosse a illustré ce thème par une suite de trois estampes, dont celle-ci est la première.
Le courtisan en occupe le centre dans une attitude élégante. Du geste il confie à son valet, pour les vendre à la friperie, son haut-de-chausses et son pourpoint brodés. Il ne porte plus qu'un haut-de-chausses tout simple et se permet un peu de fantaisie avec un pourpoint à manches fendues et un chapeau garni de plumes.
Dans la marge inférieure, 12 vers sur 3 colonnes : LE COVRTISAN SVIVANT LE DERNIER EDIT / Bien que sans mentir ie cherisse / D'auoir du clinquant dessus moy ; / Jl faut pourtant que j'obeisse / Aux defences qu'en fait le Roy. // Puisque le luxe m'incommode, / J'aprouue fort ce changement ; / Lacquay sers moy donc à la mode, / Et serre cet habillement. // LE LACQUAY / Sur ma foy cette broderie / Nà desormais plus d'entregent, / Si ce n'est à la friperie, / Où lon en tire de l'argent.

 

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Cette gravure se rapporte aux édits tendant à réformer la mode. Dans un intérieur cossu et bien décoré, une dame occupe le centre de l'image. Elle est assez élégamment vêtue. Elle porte un collier et des bracelets sur sa robe décolletée et ornée de passementerie. Debout devant un miroir, elle tient dans sa main gauche un éventail. Mais l'expression agacée de son visage et surtout le geste indigné de sa main droite expriment sa colère. Cet édit l'oblige en effet à renoncer aux ornements qui servaient "la nature pour en accroistre la beauté".
L'adjectif "réformé" n'a ici aucun rapport avec la religion réformée à laquelle Bosse appartenait.
En bas à gauche : ABosse jn et fe. Dans la marge inférieure, le titre : LA DAME REFORMEE, puis 12 vers sur 3 colonnes : Je ne doute point qu'vne Dame / Ne doiue estimer les thresors ; / Soit de l'Esprit, ou soit de l'áme, / Plus que les ornemens du corps. // Et touteffois ie me figure, / Que l'Esclat de l'art emprumté, / Sert de beaucoup à la Nature, / Pour en accroistre la beauté. // C'est pourquoy mon humeur est telle / Que ie pleins mon espoir trompé / N'ayant plus pour paraistre belle / Ny dantelle ny point coupé. Sous les vers au centre : le Blond excud auec Priuilege du Roy.

 

 

 

source : http://expositions.bnf.fr/bosse


 

 

 

  • Fête "Grand siècle" au château d'Herbeumont (Belgique) les 21 et 28 aout 2011

 

  • Fête "Grand siècle" au Château de Bionville sur nied (57) 25 et 26 juin 2011

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Quinte et Septime

 

  • Fête renaissance au chateau de Jehay le 27, 28 et 29 mai 2011

Patrimoine exceptionnel de Wallonie, l'ensemble formé par le Château de Jehay et les terrains environnants est remarquable : le site a connu une occupation ininterrompue depuis le début de l'ère chrétienne, ainsi qu'en témoignent de nombreux vestiges, notamment découverts dans les douves. Propriété des Mérode depuis 1492, il est vendu aux van den Steen en 1680 et reste dans cette famille jusqu'au décès du Comte Guy van den Steen, en 1999. Depuis lors, le Château est la propriété de la Province de Liège.

 

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  • Vianden 31 avril 1er mai

Voici de magnifiques photos prises lors du camp privé dans le cadre des Loups des Bois et avec d'autres associations françaises, luxembourgeoise.

 

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Phil Thomason

 

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Notre lieu d'action du week end avec une amie

 

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El Capitan

 

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  • Pour 2011, plusieurs prestations guerre de trente ans sont prévus. J'ai donc décidé d'améliorer mon costume pour qu'il soit le plus proche des modèles 1620-1630.

 

Il est donc prévu au programme de finir mon corsage vert (celui-ci n'est pas du tout exact mais pour le moment il fera parfaitement l'affaire), de me faire un pourpoint masculin car je serais enrôlé en tant que piquière. Je vais cependant le faire "uni-sexe" afin de pouvoir le porter aussi avec ma jupe. En ce qui concerne les sous vêtement je n'ai pas encore assez de visibilité pour avoir un assez jolie rendu sur le haut.

 

Aini le costume masculin et féminin au début du siècle montre peu de changements par rapport au costume de la période précédente.

Le costume masculin se compose du pourpoint (vêtement d'homme qui couvre le torse jusqu'au-dessous de la ceinture) ; ce pourpoint est arrondi dans sa partie inférieure, comporte des épaulettes et des ailerons (manches très courtes au-dessus de l'épaule), à petites ou grandes taillades (ou crevés), un collet (col ou collerette) droit avec une fraise tantôt ronde, tantôt souple et tombante à la confusion, ou alors un collet monté ou rotonde. Les trousses (haut-de-chausses court et relevé) se font remplacer par les chausses dites en bourses ou par d'autres plus allongées dites à la gigotte et à la vénitienne.

À la fin du XVIe siècle, le costume français est influencé par la mode espagnole : c'est l'austérité espagnole contre l'extravagance des Valois. Il reste au début du XVIIe siècle encore quelques éléments de la Renaissance, dont dans le costume féminin les crevés (ou taillades), qui étaient à la mode sous François Ier.

Portrait de Anna Boudaen Courten, par Salomon Mesdach. 1619.

Dans la mode féminine, les manches sont volumineuses. Le célèbre vertugadin se métamorphose : d'abord bourrelet (sorte de petit coussin) porté sur les hanches, il devient un plateau, toujours porté sur les hanches. La jupe est très froncée à la taille. Tous ces éléments donnent à la silhouette féminine une forme de tambour. Pourtant, au début du XVIIe siècle, on ne peut pas encore entr'apercevoir l'apparition d’une mode nouvelle. Cette dernière n'est jamais figée et d'influences politiques et économiques en nouvelles tendances artistiques ou intellectuelles, elle ne cesse d'évoluer.

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Si vous avez d'autres portraits ou informations, n'hésitez pas à laisser des commentaires.

 

Guerre de Trente ans Faverney

 

Dans le cadre de manifestation XVII ème, je vais donc me créer un nouveau personnage. Son nom existe déjà car j'ai fait plusieurs manifestation avec l'association de la courbière

 

Voici quelques exemples :

 

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  • La Guerre de Trente trouve son origine géographique dans le Saint Empire Romain Germanique. L’Empereur se veut le « Défenseur de la Foi Chrétienne » dans le monde. Cependant, ce début de XVIIème siècle est très fragile car la plupart des États d’Europe sortent à peine des précédentes Guerres de Religion qui ont bouleversé les peuples et les mentalités, et le Saint Empire ne fait pas exception.  

   Surtout que c’est sur le territoire de l’Empereur que les contestataires de la Foi Catholique se sont montrés parmi les plus virulents avec notamment Luther. Ce dernier, prêtre catholique lassé de l’hypocrisie et de l’opulence de l’Eglise, désir un retour aux sources de la Foi. L’idée est que les premiers chrétiens vivaient beaucoup plus chichement et que l’Eglise n’est pas nécessaire en tant qu’institution. Par ailleurs, il y a des aspects théologiques qui font aussi l’objet de contestations, comme le rejet de l’idée de virginité de Marie, mère de Jésus; ou encore le problème de la transsubstantiation ( la cérémonie religieuse catholique veut que l’ostie et le vin se transforment réellement en corps et sang du Christ tandis que les Protestants n’y voient qu’un geste de mémoire symbolique).
   C’est une période de forts et houleux débats théologiques qui viennent se greffer sur un climat de tensions politiques.
   L’Empereur est un monarque élu par les Princes électeurs qui dirigent les Etats du Saint Empire. L’Empereur ne règne directement que sur les Etats de sa fonction et ses Etats personnels de Prince. Il n’a qu’un rôle politique intérieur très restreint et dépend surtout du bon vouloir des Princes les plus puissants. C’est pourquoi il est très attaché à vouloir le plus possible centraliser les pouvoirs et remplir son rôle de Défenseur de la Foi. En retour, les Princes et villes libres souhaitent le plus possible conserver leurs libertés et prérogatives.
  Avec la venue du Luthéranisme, certains Princes et villes se sont convertis au protestantisme grossissant les rangs de ces derniers. Parmi ces Princes convertis, certains le feront par conviction et d’autres pour afficher leur désir de s’éloigner de la centralisation. L’Empereur qui entend s’imposer menace de riposter par la force et compte sur le soutien de l’Eglise et de sa puissante famille, les Habsbourgs… La guerre éclate alors entre protestants et catholiques.
  Les opérations militaires qui suivent seront assez complexes et des alliances vont se mettre en place sous la forme de soutiens politiques, religieux, militaires, ou encore financiers. Parmi les principaux protagonistes du conflit il faut relever: Le Saint Empire divisé entre Protestants et Catholiques, la Suède qui apporte une aide militaire considérable aux Protestants, la France qui leur assure un soutien financier non par conviction religieuse ( la France de Louis XIII, dont le principal ministre est Richelieu, est officiellement catholique ) mais par intérêt politique ( la France est encerclée par des superpuissances rivales catholiques ). Du côté des Catholiques, le principal soutien vient de l’Espagne qui assure une aide considérable financièrement et militairement.

 

  • Les tercios furent l'unité administrative et tactique de l'infanterie espagnole de 1534 à 1704. Regroupant environ trois mille fantassins professionnels, hautement entraînés et disciplinés, les tercios furent réputés invincibles jusqu'à la bataille de Rocroi. Dans les autres pays, ils furent souvent appelés carrés espagnols.

Composition et effectif

Un tercio était constitué par le regroupement de plusieurs banderas ou compagnies de combat, autour d'un état-major permanent d'une trentaine d'hommes, une nouveauté pour l'époque. Cependant le nombre et la composition varia notablement au cours de la longue existence des tercios.

De 1534 à 1567, les premiers tercios basés surtout en Italie comportent dix banderas de 300 hommes, dont deux d'arquebusiers. Les huit unités de piquiers mélangent trois types de soldats :

   * les corseletes, des piqueros (piquiers) équipés d'une demi-armure complète , qui forment les rangs extérieurs de la formation.
   * les piqueros secos, eux aussi des piquiers mais qui n'étaient pourvu que de quelques pièces d'armure et parfois de petits boucliers ronds, les rodelas, qui se tiennent au milieu du carré.
   * les espingarderos (arquebusiers)

Les deux banderas d'arquebusiers ne compte que des piqueros secos et des espingarderos, les premiers étant souvent remplacés par des hallebardiers, plus mobiles. En 1567, avant son départ pour les Flandres, le duc d'Albe introduit quelques mousquetaires, au sein des banderas, pour pouvoir percer les plus épaisses des armures.

Toutes les banderas, ont aussi un état-major de onze hommes, il comprend, le capitaine et son page, un alférez, un sergent, un abanderado ou enseigne, trois musiciens, un fourier, un chapelain et un barbier. Le corps de la troupe est divisé en escadres de 25 soldats, mené par un vétéran, le cabo. L'escadre se divisait elle même en camaradas de 6 à 12 hommmes, conduite elle aussi par un vétéran. En théorie, un tercio de cette époque comprend donc : 147 officiers, 1080 piquiers avec corselets, 400 piquiers légers, 1220 arquebusiers et 190 mousquetaires. Dans la pratique, les effectifs sont plus réduits du fait des désertions et des pertes, et il y a une tendance à augmenter le nombre de tireurs, donc la puissance de feu. Les banderas ont souvent un effectif de 150 ou même 100 hommes.

En 1568, une première réforme, intervient sur les unités présentes en Flandres, avec le passage à douze banderas mais seulement de 250 hommes. La proportion de piquiers au sein de ces unités est beaucoup plus forte, avec 1110 corselets et 1080 piquiers légers, contre 448 arquebusiers et 230 mousquetaires. La raison de cette augmentation du nombre de piquiers est probablement lié au coût des armes, l'arquebuse coûtant 26 réaux contre 7 pour une pique.

En 1632, une ordonnance royale fixe l'organisation des tercios espagnols à 12 compagnies de 250 hommes et ceux des Flandres et d'Italie, à 15 de 200 hommes. Ces nouvelles banderas, dites d'ordonnance, sont uniformes au sein d'un même tercio ; celle de 250 hommes comprend onze officiers et aides, 90 corseletes, 60 mousquetaires et 89 arquebusiers, et celle de 200, onze officiers et aides, 70 corseletes, 40 mousquetaires et 79 arquebusiers.

Cependant en 1636, le gouverneur des Pays-bas espagnols, organise les tercios espagnols et italiens de l'armée des Flandres sur un autre modèle à treize compagnies de piquiers et deux d'arquebusiers mais, du fait de la grand proportion de mousquetaires dans les banderas de piquiers, ceux ne représentent plus que le tiers de l'effectif théorique. Ces tercios sont censés avoir 759 piquiers, 318 arquebusiers et 1380 mousquetaires. Les tercios provisoires levés dans la péninsule ibérique, sont eux beaucoup moins puissants, avec dix banderas de seulement cent hommes, ils sont aussi constitués de troupes de piètre valeur. Les tercios provinciaux qui les suivent sont plus réussis avec leur douze compagnies de cent hommes et des troupes beaucoup plus motivées.

En 1663, une réforme crée les tercios provinciaux fixes, avec 16 compagnies de 62 hommes, puis 20 de 50. Sur le terrain, les effectifs, là encore sont plus réduits, avec souvent une moyenne autour de 500 hommes.

En 1701 Philippe V fixe l'effectif du tercio à un ou deux bataillon de 650 hommes, de douze compagnies et une compagnie de grenadiers, la compagnie étant composée de 3 officiers, 2 sergents, 10 piquiers, 35 arquebusiers.

 

Equipement et armement


L'arme principale des piquiers est une pique, longue de 25 à 27 palma de mano (envergure de main), soit environ 5,20 mètres. Mais ils possèdent aussi une épée, longue de 4,5 palma, soit 95 centimètres et une dague de 30 à 40 centimètres, pour les corps à corps. Les corseletes ont donc une demi-armure ou corselet qui couvre tout le dessus du corps, ne laissant que les jambes sans réelle protection. Les piqueros secos, eux moins exposés se contentent de pièces d'armure plus simples et moins coûteuses. Lorsque le choc a lieu entre les deux phalanges de piquiers, ce qui n'a pas lieu couramment car les pertes sont alors importantes, les piquiers poussent leur pique de la main gauche par le bout, tout en dirigeant de la main droite vers le visage ou le torse de leur adversaire. Contre la cavalerie, la pique est bloquée contre le pied droit et tenu par la main gauche à environ 45° d'inclinaison, le soldat garde sa main droite libre ce qui lui permet de dégainer son épée s'il a besoin de se défendre. Les troupes embarquées utilisent une pique plus courte, d'environ 3,2 mètres.
arquebusier 1650

Les arquebusiers ne sont protégés que par leur casque, souvent un morion et un broigne en cuir, ou une casaque de tissu ou en peau de buffle, au XVIIe siècle le casque est souvent remplacé par un simple chapeau de feutre. Ils portent une arquebuse avec douze doses de poudre préparées, surnommées les douze apôtres, suspendues sur un baudrier et une réserve supplémentaire de poudre et de balles dans un sac. Pour servir leur arme, ils disposent aussi d'une baguette en bois pour bourrer la charge et une poire contenant la poudre noire fine destinée à l'amorçage. Ils peuvent se défendre au corps à corps eux aussi grâce à l'épée et la dague. L'équipement du mousquetaire comprenait en plus la fourquine qui servait a appuyer sa lourde arme à feu lors du tir. D'abord dotées d'une platine à mèche, les deux armes adopteront progressivement la platine à rouet au début du XVIIe siècle, puis seront tardivement remplacées par le mousquet avec une platine à silex, ou fusil, qui pourvu d'une baïonnette, révolutionne l'art de la guerre et provoque la disparition des tercios.

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